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Département de médecine familiale et de médecine d'urgence

Thèmes de recherche

Développement de biomarqueurs

Le développement de biomarqueurs d’exposition permet l’évaluation de la dose interne de substances toxiques améliorant ainsi la précision de l’appréciation des risques pour la santé humaine. Des efforts croissants sont consacrés à l’étude de la relation entre ces biomarqueurs d’exposition et d’autres types de biomarqueurs associés à des effets biologiques précoces – dont des effets génotoxiques – causés par divers polluants. Des exemples de travaux spécifiques, en laboratoire et sur le terrain, incluent l’établissement d’indices biologiques d’exposition (IBE) pour le milieu de travail, pour le milieu agricole et pour l’environnement général. Les contaminants visés sont notamment les pesticides, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les solvants, les additifs de carburants et les polluants organochlorés tels que les BPC, les dioxines et les furanes.

Modélisation toxicologique

La modélisation toxicologique vise à élaborer des modèles validés de la toxicocinétique et de la toxicodynamique des substances chimiques dans le corps humain et les systèmes biologiques.  Ces modèles mathématiques, basés sur la physiologie animale et humaine, sur la structure moléculaire des substances chimiques de même que sur les données épidémiologiques humaines et expérimentales animales, permettent de prédire les effets délétères des polluants chez l’humain. Les applications sont nombreuses permettant par exemple de mieux cerner les risques encourus par des populations vulnérables ou d’étudier l’effet de l’exercice ou de la charge de travail sur l’absorption de polluants. Le développement de ces approches contribue également à réduire l’utilisation d’animaux de laboratoire dans les études toxicologiques, une priorité de la société. 

Analyse de risque

Le recours aux méthodes de l’épidémiologie contribue à l’analyse et à l’appréciation des risques toxicologiques découlant de l’exposition à des polluants dans l’environnement général ou dans les milieux de travail. C’est ainsi qu’on peut aborder par exemple l’effet du plomb dans l’environnement sur l’état dépressif des individus. En parallèle, l’utilisation de biomarqueurs dans les études populationnelles permettent de raffiner la catégorisation des expositions des individus améliorant d’autant la précision et la justesse de l’appréciation des risques. Le développement de matrices reliant profil d’emploi et exposition à des polluants industriels ouvre également des perspectives d’analyse de données épidémiologiques à visée étiologique.

Hygiène du travail

Nos laboratoires œuvrent en recherche en hygiène industrielle. L’élaboration de méthodes d’évaluation de l’exposition, notamment de matrices emploi-exposition, et l’exploitation des banques de données d’exposition professionnelle trouvent leur application dans des études épidémiologiques portant sur le cancer professionnel et dans des études d’analyse d’impact sanitaire et économique des valeurs limites d’exposition. Un programme de recherche s’est également développé autour de la problématique de la substitution des substances toxiques, notamment des solvants, motivée par des considérations parfois contradictoires touchant la santé des travailleurs, la santé du public et la protection de l’environnement. Un autre programme de recherche vise à étudier l’influence des pics d’exposition sur les effets neurotoxiques du styrène chez les travailleurs québécois dans l’objectif de valider les normes d’exposition adoptées pour cette substance.

Mélange de polluants

La présence de mélanges de polluants dans l’environnement général et le milieu de travail est une problématique qui prend une place grandissante en toxicologie et en santé environnementale. Les effets de l’exposition concomitante à plusieurs substances sont-ils indépendants, additifs, synergiques, antagonistes ? Des travaux ont permis le développement du premier outil au niveau mondial (Mixie) permettant aux professionnels de la santé au travail de tenir compte des interactions connues entre contaminants toxiques. De plus, des travaux originaux ont permis l’application des modèles prédictifs toxicologiques aux études de mélanges de polluants dans l’environnement.

Nanoparticules

De nombreux polluants aéroportés affectent les systèmes respiratoire et cardiaque. Le contexte des changements climatiques est d’ailleurs susceptible de modifier la relation dose-réponse entre l’inhalation de polluants et les effets sur la santé. L’exposition aux nanoparticules constitue un problème potentiel de santé en émergence et son étude fait désormais l’objet d’une attention particulière compte tenu des développements technologiques en cours. L’asthme au travail et l’asthme aggravé au travail cause de sévères préjudices à de trop nombreux travailleurs et travailleuses et l’étude des mécanismes qui y sont reliés peut contribuer à une meilleure prévention.



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